Le barrage de DEMBELLA

Objectifs

- La culture du riz.

- Les plantations d’arbres fruitiers,

- Le développement des jardins maraîchers et donc la diversification de l'alimentation,

- La structuration de l'élevage

Réalisation

Cet ouvrage a été entièrement réalisé et mis en eau en 1994. Il retient environ 280 000 m3 d’eau sur 14 ha. C’est la base même de l’ensemble du projet, qui a la volonté de développer économiquement la zone.

Pour ce projet, une répartition des terres a été nécessaire. Elle est effective depuis le 5 avril 1995. On est passé de 3 propriétaires coutumiers à 124, recevant chacun 2 parcelles d’une superficie moyenne de 1 200 m2 (voir méthodologie ci-dessous). Le bornage, le plan cadastral et les matrices sont réalisés et acceptés en Assemblée générale des populations.
- Lutte anti-érosive (22 000 plants de pourghère)
- Mise en valeur totale des terres (riziculture) est effective.
- Comité de gestion, créé avant le démarrage des travaux
- Il a géré l’organisation de la main d’œuvre du chantier : pendant 3 mois, un roulement fut organisé pour qu’il y eu en permanence 20 hommes sur le terrain, aucun problème humain, ni d’accident n'ont surgi. Cet aspect du projet fut déclaré exemplaire par nos partenaires (GIE NW, AFVP).
- Mise en place du règlement du problème foncier,
- Réalisation d’un plan cadastral en 1995.

Encadrement coordination : ARCADE (Chef de Projet Zandiougou SAMAKE - Ingénieur agronome) - Etude topographique, calcul de l’ouvrage et réalisation : AFVP MALI, GIE NIETAGA WALE, PMR/FED - Photographies aériennes du site : IGN -  contre-expertise : HSF - Financement : PMR/FED(MALI) - ARCADE - participation des villageois

Depuis sa réalisation en 1994, l’ouvrage ne pose aucun problème de structure. Le GIE Niétaga Walé, qui a réalisé le barrage, effectue une visite technique tous les ans à la fin de l’hivernage et les villageois participent à la maintenance.

Favoriser les compétences locales

Ce projet a également permis le développement du GIE Nietaga Wale, à l’initiative de deux ingénieurs maliens, formés par les Volontaires du Progrès : à cette époque, confier un chantier à une jeune entreprise malienne était difficilement accepté par les bailleurs. Nous avons donc effectué un contrôle et une contre-expertise rigoureuse, par des experts français, afin de pouvoir confier la réalisation à Nietaga Wale.

Aujourd’hui, Nietaga Wale est devenue une société réputée, répondant aux appels d’offre de bailleurs bilatéraux, et embauchant une centaine de salariés.

Répartition des terres : méthodologie

Avant de prendre la décision de réaliser l’ouvrage :

- Engagement écrit de la population à régler le partage des terres, et abandon des prérogatives des 3 propriétaires coutumiers qui possédaient l’ensemble des terres concernées
- Enregistrement de toutes les personnes souhaitant une parcelle de terre irrigable et/ou inondable. Résultat de l’enquête : 124.
- Engagement des personnes à cultiver la parcelle qui leur sera attribuée sous peine de se voir retirer le terrain par la commission de gestion.
- Analyse des sols et répartition en 124 lots par une concertation « commission de gestion - bureau des villages »
- En assemblée générale des populations : concertation et acceptation du projet de répartition, acceptation du mode d’attribution (tirage au sort) - Tirage au sort des parcelles, entériné par l’assemblée générale
- Plan cadastral, rédaction des matrices et bornage
- Dépôt officiel au Comité de développement du Cercle.

Mise en valeur des parcelles

RIZICULTURE ARBORICULTURE MARAICHAGE

En zone inondable : en moins de 3 ans l’exploitation de la zone inondable est totale, les terres produisent du riz paddy ou du riz kobé, donnant un rendement de 1 850 kg/ha, mais cela sans intrants agricole.

En zone irrigable : en 1996 démarrage de la mise en valeur des terres arboricoles à la périphérie de la zone inondable : défrichage, trouaison, et après la fin des plantations manguiers, goyaviers, bananiers, papayers, orangers, ...).

Création d’une coopérative de planteurs communale

En contre saison développement du maraîchage, et surtout de la pomme de terre (650 kg cette année). Le jardinage de proximité s'est également développé (autour du village). Les principales productions : tomates, salades, oignons, aubergines, piments, ...

Création du jardin de l’association des femmes

La pêche

Cet aspect n'avait pas été prévu lors de l'étude du projet, mais il apporte un revenu important à la vingtaine de pêcheurs, avec quelques centaines de kilos pêchés chaque année.

De plus, chaque pêcheur verse tout les mois une cotisation au comité de gestion du barrage, qui contribue aux frais de maintenance de l'ouvrage.